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Excursions Colombiennes

Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 16:59
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Certains pourraient se demander pourquoi j’ai été aussi absent la semaine passée.

Désolé de ne pas avoir fait mention plus tôt, mais j’étais à San Andres, en vacance pour une semaine.

Il s’agit d’une île au large du Panama qui appartient cependant à la Colombie.

Dans un premier temps lieu de prédilection des acheteurs de biens en tous genres pour son côté duty free, elle a du se reconvertir au tourisme face à l’ouverture de la Colombie en matière de biens de consommations courants.

 

Le résultat ?

L’un des endroits les plus développés que j’ai pu voir en Colombie, nickel comparé au reste même dans les plus profonds quartiers traditionnels du centre de l’île.

Des installations modernes, des coopératives de barques pour mener aux différentes îles, des vendeurs ambulants courtois et pas agressifs…bref un vrai repos que je n’avais pas réussi à obtenir à Cartagena ou Playa Blanca, pour des prix identiques et un service meilleur à celui de Tayrona (bon la comparaison est difficile, Tayrona restant un parc national magnifique).

 

L’île se trouve entourée d’une mer supposée avoir 7 couleurs de bleu différentes…et je n’en pense pas moins. Propose le top en matière d’activité nautique et de nombreux spots de plongées. C’était notamment ma première motivation pour m’y rendre puisque je suis officiellement Open Water Diver désormais.

 

Passé la partie théorique relativement chiante (mais heureusement pour nous correspondant aux deux jours de pluie dont nous avons eu droit) nous avons pu nous exercer en eau peu profonde avant de faire nos première immersions en Open Water avec Paola.

Et là, le pied !

 

Des poissons dans tous les sens, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles, tortues, raie géante, murène géante, requin (que j’ai raté trop occupé à mater les anémones), vaisseaux enfouies sous l’eau…du pur plaisir !

 

Nous sommes descendus au maximum à 18-20m et le fond se voyait depuis la coque du bateau.

Je n’ai jamais vu une eau aussi claire de toute ma vie et franchement cela reste l’un de mes meilleurs moments ici en Colombie.

 

Nous avons même rencontré d’autres francophones, belges et canadiens, instructeurs au Costa Rica depuis plusieurs dizaines d’années qui nous ont expliqué ce qu’était le Grand Bleu…juste avant de le tester lors de notre 4ème immersion.

 

Nous avons effectivement longé un fond à 15m avant d’atteindre un mur qui plongeait à 90m de profondeur. Et là…le bleu.

Partout.

Au dessus, en dessous et en face.

Aucune notion de haut de bas si ce n’est grâce aux bulles.

Bref un sentiment flippant, beau et étrangement attirant.

J’aurais tout donné pour plonger dans ce bleu mais nous avons descendu la paroi, passant dans des cavités rocheuses et observé toujours de nouvelles espèces.

 

Je ne suis pas plage et je ne l’ai jamais été. Je pense donc avoir trouvé une excellente activité à exercer à la mer et j’ai hâte de remettre ça. A l’heure actuelle je prévois de me faire une semaine en Mer Rouge en Jordanie, les prix depuis Paris sont terriblement accessibles !

 

Paola est rentrée plus tôt à cause de ses cours et j’en ai profité pour faire d’autres immersions découvrant de nouvelles formes hallucinantes de rochers, de coraux, et habités de milliers d’espèces…

 

Nager dans un aquarium ou plutôt voler dedans…une sensation réellement grisante.

Je dis voler à cause de la capacité à régler sa profondeur comme on pourrait régler notre altitude de déplacement.

Après avoir vu ça je ne me sens pas aller visiter de nouveaux aquarium vraiment.

Pour ceux qui auraient envie de folâtrer avec les poissons sans mettre de bouteilles je conseille la Piscinita et l’Acuario.

 

Le premier est un lieu un peu paumé où on plonge dans un bain de poissons foufous que l’on nourrit (cf. les photos) et où à l’heure du déjeuner c’est parfaitement désert donc l’idéal.

Et le second est une île où des bassins naturels de faible profondeurs permettent de se balader parmi les poissons (là je conseille d’aller au bout de la pointe de rocher, il y a moins de monde et plus d’espèces, logique !).

 

Les autres attractions plairont aux plus plagistes d’entre vous comme l’île de Johny Cay mais si ce n’est que ça qui vous intéresse autant aller à Tayrona.

 

Je vous ai mis pas mal de photos de plongées mais hélas toutes ne sont pas de moi par manque de matos évidemment. Mais grosso modo cela résume toutes les petites bêtes que nous avons pu voir dans nos immersions et ce qui vous attend si cela vous tente.

 

Bon je sais désormais dans quoi vais-je investir pour mon prochain appareil photo.

 

Advienne que pourra.

 

 

Ps : de nouvelles photos sont en attentes pour être ajouter à l'album de plongée  ainsi qu'un petit montage vidéo en fin de semaine normalement.
Pps : je reprendrai le cours de  notre périple péruvien au prochain article.
Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes - Communauté : Voyages
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 15:23
Finding Nemo en Santa Marta

Finding Nemo

Après Cartagena, nous sommes donc partis rejoindre Christian à Santa Marta, où là encore nous n’avons pas fait long feu.

Nous étions dans la paisible Taganga, espérant notre allemand préféré.

Nous en avons profité pour aller faire une journée de snorkling le large du parc Tayrona et pêcher des poissons au fil.

Une énorme murène (et ma fois délicieuse) fut sortie par l’une des filles qui nous accompagnaient tandis que moi je végétais avec mes pauvres appâts.

Toujours est-il que cette journée ma foi distrayante s’est soldée par un retour spectaculaire.

Un jeune dauphin, à peine un mètre et vraisemblablement orphelin, s’est retrouvé attiré par la baie de Taganga. J’en ai donc profité, dans ma mission de l’effrayer pour qu’il rejoigne le large et ne s’échoue pas, pour sauter dans l’eau et parcourir quelques mètres avec. Mais bon un dauphin même petit reste foutrement rapide. Je n’ai donc pu profiter de ce génial instant que quelques minutes avant qu’ils ne vaquent à ses occupations.

 

A propos de faune maritime…

Nous avons visité la plage touristique du sud et l’île où se trouve l’aquarium de Santa Marta.

Cet aquarium est très déprimant.

Non pas qu’il manque de variétés de poissons intéressantes. Ni que le show des dauphins soit mal fait…mais ils sont parqués dans des espaces si petits, la structure de l’aquarium est si glauque…que nous étions finalement partagés avec Christian et Paola, entre amusement et déprime totale.

 

Tayrona Party

Ni une ni deux nous voilà partis pour une des plus belles attractions touristiques naturelles, le parc Tayrona.

Après quelques heures de bus (trouvé dans un marché bien paumé) nous arrivons à l’une des plus fantastiques réserves Colombiennes. C’est simple, en quelques centaines de kilomètres vous passez de la plage de la côté caraïbe aux glaciers à plus de 5500 mètres….Amazing !

 

Après de rudes négociations pour que nos statuts d’étudiants soient pris en considération , ce qui ne fut pas le cas évidemment, nous optons pour monter les quelques bornes praticables jusqu’au parking en camion, puis parcourons une bonne dizaine de kilomètres à pied, entre la forêt et la plage, pour atteindre le Cabo San Juan.

Je crois que je n’ai jamais vu quelqu’un autant me maudire.

Je parle évidemment de Paola qui n’en pouvait plus avec son énorme sac à dos. J’étais dans la même configuration, seul Christian avait pensé à laisser le principal à Santa Marta.

 

Mais bon ça valait vraiment tous les efforts.

 

Cabo San Juan

Le Cabo San Juan est le dernier lieu où se trouvent quelques infrastructures pour la passer peinard comme dirait l’autre. Les autres sont soient trop chers, soient ne disposent pas d’une mer praticable. Le Cabo réunit à peu près tout ça. Même si pour des raisons de monopoles, l’unique restaurant et l’unique bar pratiquent des prix exorbitant pour un service médiocre pour rester poli (je ne sais pas combien de fois je me suis énervé contre eux).

 

Nous avons droit sinon à un super décor, entre jungle et mer turquoise, vague violentes et rochers impressionnants. Ajoutez à cela des nuits passées en hamac et vous vous rapprochez u paradis (sauf qu’au paradis je suis sûr que t’es mieux servi –lol-).

 

Quelques jours de purs bonheurs donc, ponctués de grandes balades sur les plages désertes et parfois nudistes (il paraît hein…).

 

Nous avons même profité pour visiter le village indigène qui est d’ailleurs presque moins intéressant que la montée qui est trop génial sur d’immenses roches disposées en escalier on ne sait pas comment et dans un décor complètement idianajonesque. Du pur bonheur, et Paola qui a failli me tuer pour ça.

 

Le problème est que, comme nous avons tardé à partir et que nous ne voulions pas de guides, nous sommes rentrés alors que le soleil baissait rapidement à l’horizon, nous plongeant dans une obscurité de plus en plus palpable…et c’est là que nous avons découvert que nous n’étions pas seuls dans la jungle.

 

Un énorme rugissement sortis de nulle part nous a réellement fait flipper. Et le problème c’est qu’il n’était pas unique, et que plus nous descendions vers le village (descente d’ailleurs plus dangereuse que la montée) plus les rugissements se faisaient proches…Christian niant l’existence de toute créature dangereuse dans un parc naturel –où soit dit en passant il y a des panthères-, Paola glissant plus que descendant (les tongs ce n’était pas non plus la meilleure idée) et moi juste speedant pour pas découvrir à qui appartenait ce bruit.

 

Tant bien que mal nous sommes arrivés au campement, où deux explications furent données : soit des singes hurleurs (mais ceux que j’ai entendu au Bolivie étaient pas aussi « félin » dans leur rugissement, ou des panthères mais dans ce cas on devrait être morts).

Donc nous ne saurons jamais ce que fut cette « bête ».

 

Pour notre dernière nuit, nous sommes offerts le luxe de dormir dans une cabane sur un promontoire rocheux qui donne sur toute la baie. Pas la meilleure idée puisque nous avons été surpris par une tempête en pleine nuit qui nous a bien secoué (enfin perso je me rendors sans soucis dans les bus, les avions, les trains, les camions, les vélos, donc la tempête m’a pas tant que ça perturbé) et surtout fait un bordel incroyable avec les vagues déchaînés et tout et tout.

Perso j’adore, les autres un peu moins.

 

Et voilà comment notre périple Caribéens s’est achevé…et que nous sommes rentrés à Bogota avec Paola, Christian poursuivant sa route à Carthagène et Mompos, et moi ready pour le Pérou.

 

Advienne que pourra.

 

Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes - Communauté : Colombie & Compagnie
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 20:12


Le but de cette lettre ouverte est de répondre à l’un des plus fervents lecteurs dont les remarques peuvent soulever des réponses utiles pour d’autres.

Salut Julien,

Holà 

 […]

Bon revenant a Santa Marta, après t’avoir lu, ça ne me donne vraiment pas envie d’y aller, moi qui étais motivé, là j’avoue que mes chances s’anéantissent de plus en plus, qu’un jour j’irai visiter la première ville construite sur ce fabuleux continent, et que dire aussi de ces gens que tu as rencontré que d’après ce que j’ai compris, tu passerai pas tes vacances avec eux (Un peu d’humour), mais bon je suis entièrement d’accord, dans ta logique de préjugés, Mais je n’imagine pas une seule seconde que parmi ces nanties, y’avait il pas quelqu’un ouvert d’esprit, et prêt a dialoguer avec d’autres gens (pour info je ne suis pas juif) –attention je parlais des backpacker Israéliens et non des juifs dans la globalité que cela implique, je ne suis pas antisémite, juste déçu de leur comportement en tant que désormais routard avéré- mais j’avoue que c’est a cause de ces PREJUGES A LA CON, que le monde et comme ça aujourd’hui des conflits, des guéguerre de religion, parce que les gens haut placés( je parle de nos chers politiciens), ont malheureusement ces PREJUGES A LA CON. Il faut se battre tout simplement…

Bon je ne saurais que trop vous conseiller d’aller au moins passer une journée à Santa Marta, et de rester quelques temps à Taganga. Ce n’est pas parce que la population routarde présente sur le site est très difficile d’accès (fermée ?) que l’endroit n’en demeure pas magnifique. Santa Marta en soit est un peu décevante et l’aquarium (que vous verrez dans mon prochain post) pathétique, mais il n’en reste pas moins des plages magnifiques, l’accès à la Cité Perdue, et surtout le Parque Tayrona que je ne vous ai pas encore présenté mais qui est vraiment génial.

Pour ce qui est des préjugés à la con, je crains hélas que cela soit très fortement ancré dans la culture. Je ne vais pas vous faire une liste exhaustive de ce que mon pote Eyal m’a expliqué, mais entre la culture de la peur, l’éducation à la guerre, la sécurité recherchée à travers le groupe, et des considérations ethniques désarmantes…on ne peut pas faire grand-chose. Il y aura et heureusement, toujours des exceptions à la règle et j’espère que je continuerai par la suite d’en rencontrer.

Par contre Cartagena, ça à l’air d’être un endroit comme je les aime, c'est-à-dire une ville avec une architecture originale, et surtout ces couleurs pastel qui ornent les rues, et ruelle de cette ville.

Ne pas oublier d’aller à Mompos depuis Carthagène, là où Christian a poursuivi son voyage après nous avoir quitté, ville d’accès un peu ardue mais vraisemblablement magnifique, type Mississipi ou Louisiane. 

Après tout cela, je pense que faire escale de quelques jours dans la ville qui a adoptée les dernières années de vie de Simon bolivar (Santa Marta), peut être une solution adéquate au problème initial (tes dires), par contre est-il vrai que c’est une région bourrée de FARC ?

 Oui et non. Nous entrons dans une des régions où l’économie officielle et l’économie parallèle se sont tellement mélangé que lorsque par exemple vous payez votre entrée à la Ciudad Perdida, l’impôt révolutionnaire est compris dedans, donc normalement vous protège…De même Santa Marta est super sécurisé et Taganga est tellement petite que l’on est censé courir moins de risques. Cela n’exclut pas quelques risques comme apparemment l’enlèvement qui a eu lieu le mois derniers de 7 Israéliens par là bas.

Si tu as le temps remonte dans la région désertique de la Guajira deux jours. Il n’y a strictement rien à y faire mais ce que j’en ai vu du passage d’Adeline est magnifique. C’est plus ou moins au sud de cette région que l’histoire de 100 années de solitude prend place.

Tiens, parlons des FARC, j’ai lu que CHAVEZ, et en train de négocier avec le haut responsable, pour la libération de plusieurs prisonniers politiques, notamment Ingrid Betancourt, et dieu sait, combien on avait parlé d’Ingrid sur ce Blog, j’aimerai avoir l’écho qu’a susciter cette médiation de l’intérieur du pays, les médias, … etc., et que penses tu de cette action tant, que colombien éphémère ?

Chavez et la Colombie c’est toute une histoire : apprécié par les mouvements révolutionnaires et au Nord, il est beaucoup moins dans la capitale et les régions plus développées économiquement. Il y a de vraies tensions idéologiques entre les pays d’Amérique Latine et les ceux qui appartiennent aux bocs économiques. Le Mercosur aujourd’hui n’atteint pas ses objectifs d’intégration économique à cause de ces divergences. Dans cette tentative de Chavez il faut voir la volonté de réussir à obtenir un accord aux noms des valeurs socialo-communistes qu’il prône. Nous verrons ce qu’il en est mais pour l’instant il s’en sort mieux que notre président.

Par contre mauvaise nouvelle, ce matin j’ai lu que le gouvernement avec l’aide de ces P*** d’américains ont lancés une opération militaire et ont tués un haut responsable des FARC, Ah ces Ricain (bon OK, …pas de préjugés :-)) ou plutôt ce gouvernement américain de merde, qui s’immisce là ou il le faut pas, ou peut être et c’est mon opinion, discréditer le travail sur le plan national, et surtout international, qui est en train d’effectuer Hugo Chavez avec les FARC puisque ce dernier et un Anti-américain et fier de l’être, et que dire de ce président a lunette lunatique qui agis en fonction de son humeur journalière, ainsi je crains vraiment que après cette assassinat, que les FARC n’interrompent les négociations et revenir à entendre la même rengaine que j’entends maintenant depuis des années.     

 Il faut savoir que le père d’Uribe a été enlevé par les FARC, et malgré la rançon, a été rendu en petits morceaux. Vous vous douterez bien que le gars à lunette si il peut se les farcir, le fera sans mot dire. Chavez sur ce coup la joue en solo, sur la démarche du père d’un des actuels séquestrés. Donc en gros pour Alvaro, sil il y arrive c’est cool, si il merde il en a rien à fouttre.

Je vous renvoie à Lula qui a envoyé paître Chavez qui tentait de s’interposer dans la politique sociale du pays.

Bon, finissons sur une note plus légère, en te remerciant de m’avoir fais découvrir notre amis GGM, j’avoue que je ne le connaissais pas du tout, (et dieu sait, oh combien je m’intéresse a cette culture), je vais vraiment essayé de lire et découvrir son style d’écriture, et que dire de ce Power Point, moi qui voulais vraiment faire un petit court métrage sur paris il y a quelques moi, les photos sont sensationnelles  (Bon la,  je pense que le fan club de notre amis GGM, compte un nouveau membre).

 Bonne lecture

J’attends ta réponse

 C’est fait.

Mansour

Jul

Advienne Que Pourra

Idem

Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 14:52
Cartagena _ Playa Blanca

De retour de Playa Blanca, j’ai le plaisir de retrouver Paola qui m’a retrouvé là bas, et la malchance d’apprendre que pour des problèmes de visa à la con (non délivré par qui de droit), Christian ne nous retrouverait que plus tard, vers Santa Marta si tout se passait correctement.

 

Je ne vais pas m’éterniser cette fois.

On a simplement visité la ville, ses églises coloniales relativement vides, ses remparts très sympathique qui accueillent moult restaurants et bars un peu chéros mais tellement sympas.

A ce propos je vous conseille le Café Del Mar à la tombée de la nuit, bar lounge avec une immense terrasse à ciel ouvert qui donne sur la vielle ville, la mer, et la nouvelle ville, qui fait d’ailleurs penser Cartagena comme la Miami colombienne (si si !).

Canapés feutrés et violets, banquettes, musique lounge, ambiance chaude, bref j’en connais une qui aurait adoré être là (lol).

Je vous conseille aussi la balade en calèche dans la vielle ville, qui malgré le côté ringard de la chose, nous a occasionné un peu d’amusement avec des troubadours des temps modernes qui ont assailli notre véhicule pour nous chanter la sérénade, nous empêchant (décidément !) d’entendre les explications du guide. Amusant le regard des gens dans les autres calèches qui limite nous enviaient alors que je leur aurais bien refourgué moi, nos amateurs de la nouvelle star.

Je vous déconseillerai totalement le palais de l’inquisition, avec ses répliques d’objets de torture, surtout si vous êtes français et que vous avez déjà jeté un œil  à nos magnifiques château fort.

Pour vous baigner, préférez les plages des îles à celle de Cartagena, noire de monde et de vendeurs.

Nous en avons profiter pour aller visiter l’île de Rosario, vraiment très très loin et qui n’en vaut pas tant que ça la peine.

Avec une chaleur quasi insoutenable (allez y très très tôt), nous avons jeté un œil au fort espagnol qui surplombe la ville et qui faisait parti du très imposant dispositif anti-pirate de l’époque colonial. Le Castillo San Felipe, sympa, vous paraîtra certainement un peu vide d’attraction par rapport aux référence touristiques européennes, cependant pensez bien en le visitant que Carthagène est peut-être la ville la plus développée touristiquement du pays. Vous vous rendrez compte ainsi de toutes les opportunités économiques qui sont à portée de main pour développer du business là bas et lier la culture à l’économie du tourisme.

 

Voilà pour ce qui est de Cartagena, désormais direction (again ?) Santa Marta, son aquarium et le fabuleux parque Tayrona !

 

Advienne que pourra

Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes - Communauté : Colombie & Compagnie
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 22:00
Cartagena _ Playa Blanca (74)




Ne voulant pas trop abuser des ressources touristiques de Carthagène (Adeline y retournant plus tard, et moi y restant jusqu’à l’arrivée des autres nomades de Bogota), nous avons opté pour un choix de premier niveau en partant pour Playa Blanca.

 

Nous avons pris une lancha qui, je me le demande encore, n’a pas coulé vu comment nous étions tassé à l’intérieur, pour nous rendre sur l’île où se trouve cette plage.

Sur les indications de Gilbert, un français qui possédait un hôtel là bas, nous n’avons pas trop de mal à trouver le muelle d’où partent les bateaux.

Beaucoup moins sexe que le muelle touristique, il nous offre un large panel d’ordure en tout genre laissées là à l’abandon dans l’eau ou sur la « plage ».

Après une scène d’anthologie avec des backpacker israéliens et les propriétaires de la barque pour négocier 15 000 pesos et non 17 000 (même si pour la peine ils avaient raison), nous partons finalement pour la fameuse plage paradisiaque.

 

Je dois vous avouer que je ne suis pas particulièrement plage, mais celle-ci vaut vraiment le coup d’œil.

Sable fin (désolé Josh ils n’avaient pas encore importé les cailloux), cocotiers, soleils, la fête quoi.

Nous découvrons avec désarroi que Gilbert risque d’avoir la visite du gouvernement pour le déloger de son hôtel où il est depuis 10 ans (3 ? je ne sais plus trop là), suite à un problème avec les droits de propriété que le dit proprio n’aurait pas tout à fait en norme.

Nous nous rabattons sur ces conseils sur un pote à lui qui a ses moustiquaires, et ma foi, malgré un choix en nourriture faible et des bières un peu chères, ça va.

 

Là le problème ne se pose de que faire sur une plage.

Nager.

Ok ça c’est fait.

Voir les petits poissons jouer avec nous dans l’eau.

Ça c’est fait aussi.

Jouer aux cartes avec nos nouveaux amis Suisses.

Je veux bien mais on n’a pas les mêmes jeux.

 

Je crois que c’est à ce moment qu’Adeline a commencé à s’emmerder et à décider de rentrer à Bogota retrouver une copine française qui devait arriver et avec qui elle devait faire la côté Caraïbe (décidément).

Pour ma part je suis resté avec les Suisses, qui malgré leur gentille et leur bon parlé français, revenaient systématiquement à cet Allemand dont je ne comprends toujours rien.

 

Un peu brûlé.

Un peu malade aussi à cause de l’ultime poisson « frais » mangé sur place.

J’ai donc quitté cet endroit charmant après 3 jours de glandouilles.

 

Après tout il y’avait peut –être d’autres choses à visiter à Carthagène et pleins de super articles à vous pondre…et puis jouer aux cartes en sirotant des jus de fruits c’est définitivement pas mon truc…

 

Advienne que pourra.



Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes - Communauté : Colombie & Compagnie
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 18:01
Cartagena _ Playa Blanca (6)Perdus dans les flots

 

La route qui mène à Carthagène relève plus de la poésie ou de l’hallucination collective.

Alors que nos camarades de bus regardaient l’inintéressante série B diffusée, je ne essais de m’émerveillé de cette route rectiligne, traversant les eaux.

D’un côté la mer Caraïbe ; de l’autre des formations artificielles de lacs et d’étangs, et nous au milieu, filant vers une nouvelle destination.

J’ai cru qu’on allait se perdre en mer.

 

Mais à défaut de cette triste destinée nous sommes arrivés à Carthagène.

 

Cette ville, supposée être la plus belle des anciennes colonies espagnoles, a su conserver son charme à travers le pittoresque des peintures hautes en couleur de ses maisons, ses églises et cathédrales coloniales, et son centre historique, l’un des rares à avoir été préservé ou peut-être simplement reconstruit, pour donner à cette ville cette ambiance si particulière qui vous submerge dans ses rues étroites et animées.

 

Nous avons jeté notre dévolu sur un quartier proche du centre, Gethsémani, riches en bars sympas et hôtels bons marchés, mais pas très rassurant la nuit venue.

 

Arnaques et compagnies

 

Notre première activité touristique, s’articule autour d’une visite supposée nous montrer les îles dont est composée la région de Carthagène. La ville, cible des pirates en tout genre était isolée de la Baie extérieure par un mur construit sous l’eau et pas deux forts qui fermait l’accès à sa Baie intérieure par une énorme chaîne tendue entre les deux gardiens de par et d’autre de l’entrée.

Nous allions donc visiter ces reliques datant de Sir Francis Drake ainsi que les magnifiques plages de Playa Blanca sur l’île de Barú.

 

A peine arrivés dans une lancha de fortune sur l’île de Tierrabomba avec Adeline, que nous sommes submergés par les vendeurs de colliers en tout genre, tous identiques, les colliers et les vendeurs. Et alors que notre guide nous fait visiter le fort de San Fernando, vide, inintéressant au possible, nous n’entendons que la moitié de ses explications car nous sommes évidemment suivis par les vendeurs qui ne veulent pas nous lâcher la grappe.

S’en suit une attente d’un déjeuner moyen, où nous servons de nouveau de viande à mouches vendeuses de colliers. 8, 9, je ne me souviens plus du nombre, et alors qu’en achetant un collier (ridicule d’ailleurs) je me dis qu’ils nous laisseront tranquilles ils continuent de plus belle. Tresses ? Massages ? Crabes ? Coquillages ? C’est pire que dans le souk d’Istanbul.

Adeline désespère et achète, moi j’envoie chier.

 

Le déjeuner fini nous demandons quand nous partirons sur Playa Blanca.

Ah mais non c’est un autre tour, mais demain je peux vous trouver quelque chose à bon prix.

 

Belle arnaque donc et le guide se refuse évidemment  appeler celui qui nous a vendu les tickets (je le retrouve je le balance à la flotte celui-là).

Retour des vendeurs, accueillis cette fois de manière beaucoup moins sereine.

Ah mais j’ai trois enfants, ah mais j’ai besoin de manger…

 

Vous comprendrez qu’après avoir rencontrés les gens humbles, respectueux, et vraiment plus pauvres du Chocó, j’ai sérieusement commencé à m’énerver contre ces incapables, qui cherchent chacun à tirer profit au détriment de l’autre, incapables de s’organiser en coopérative, de diversifier leurs biens vendus, et surtout de beaux enculés pour qui nous ne sommes que des portefeuilles sur pates.

 

Voulant fuir cela nous allons visiter le second fort mais devons prendre une lancha qu’il faut bien évidemment payer une fortune pour même pas 50 m de bras d’eau.

L’hallucination totale.

 

Ah ce moment toute explication émanent du guide, de bien grande connivence avec tout le monde sur l’île, se trouve bloquer face au mur de mon énervement massif et imminent.

 

Je ne veux qu’une chose, rentré ou exploser la tête de quelqu’un.

 

Alors que nos mouches vendeuse continuent de nous tourner autour nous optons pour la détente sur la plage, moche de surcroît, puisque nous sommes bloqués jusqu’à l’arrivé de la lancha…où nous découvrons bien évidemment qu’il faut de nouveau payer, cette fois le guide, qui nous fait un prix d’amis. L’enfoiré.

 Décompression?

Je m’en sors pour un peu moins de 100 000 la journée et Adeline pour 150 000…là où ce genre de tour compte dans les 40 000.

Vénères.

Frustrés.

Cramés.

Nous nous rendons au Pélican, charmant restaurant où les menus à 40 000 sont accompagnés d’une bouteille par personne pour décompresser de la journée.

Fin saoul nous découvrons qu’évidemment la TVA est pas incluse et qu’il faut ajouter encore 10 000.

 

Le clou arrive lorsque nous prenons un cocktail en ville (hors de prix mais offert par Adeline) et où en son absence un vendeur de tableau vient me les briser sévère pour que je lui achète ses toiles.

 

Après 5 refus, il commence à me dire qu’il accepte les dollars, no problem, dollar no problem.

Je crois que là il s’est fait engueulé comme jamais.

Déjà qu’on m’emmerde, qu’on essaye de m’arnaquer, mais qu’en plus il me prenne pour un américain.

Ça a chié !

 

Adeline de retour a négocié pendant une demi-heure une boite de cigare qu’elle n’a pas acheté. Le temps suffisant pour moi pour sombrer sur la table.

 

Pété et amers nous sommes donc rentrés à l’hôtel en jurant de ne plus jamais se faire avoir.

(Perso j’ai presque réussi par la suite tellement j’étais tout le temps énervé avec tout le monde et prés à en découdre, Adeline un peu moins d’après ce qu’ai crû comprendre dans la suite de son voyage :) ).

 

Advienne que pourra


Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 02:28

tag.jpg Suite à notre arrivée quelque peu humide, nous avons quelque peu déprécié Santa Marta au premier coup d’œil.

Ville de villégiature colombienne de la côté Caraïbe, cette ville qui fût la plus ancienne ville coloniale de Colombie a été réduite en lambeaux par les pillages, l’humidité et les tempêtes.

 

Nous avions initialement prévu de faire la Ciudad Perdida 6-7 jours, à savoir un trek dans la jungle pour atteindre les vestiges d’une antique capitale Tayrona qui fût peut-être un jour la capitale de l’Amérique Latine telle que nous la connaissons. Cette cité n’est accessible que via une agence qui a l’autorisation du gouvernement…et toute son incapacité.

Le groupe avec lequel nous devions partir le dimanche avait simplement repoussé au mardi et pour des problèmes d’agenda nous ne pouvions plus faire car nous devions être à Cartagena une semaine plus tard pour accueillir nos potes. Merci, merci vraiment les infrastructures touristiques colombiennes…putain de monopole d’état va !

 

Nous étions donc coincés à Santa Marta, au grand bonheur de mon genou.

 

Rien de génialissime à visiter et une sérieuse envie de bouger, nous a propulsés à Taganga.

Ce petit village de pêcheur, niché dans une crique très charmante à quelques kilomètres de là, nous à ouvert ses bras.

Mais malgré un nombre de touriste relativement bas, la première chose qui nous a frappé c’est le nombre de carte, de menu, d’affiches, de panneaux, en hébreux.

C’est ici que j’ai eu mon premier contact avec l’Israeli connexion, loin d’être le dernier dans mes aventures.

Alors que nous nous prélassions dans la crique et dormions dans une chambre à côté d’un restaurant bar avec Adeline, nous découvrions à quel point ces « routards » peuvent être désagréables.

En groupe fermés sur eux-mêmes et réservés uniquement à ceux qui comme eux sont Israéliens ou comme eux sont des juifs backpacker. D’une impolitesse ahurissante. Encore plus accro à la coco. Et surtout de foutu glandeur.

J’aurais apprécié avant de me faire taxer d’antisémite pouvoir vous dire que ce ne sont que des préjugés à la con, hélas ces dits préjugés ont eux même été validé par le seul backpacker Israélien avec qui j’ai un tant soit peu pu parler, à la Paz, quelques milliers de kilomètres et deux mois plus tard.

Alors autant les backpacker dans le plus pur style « on se défonce la tête » (camarades anglo-saxons pour la plupart déjà habitué au chimique) sont pitoyables une fois défoncé, autant les amateurs de tourisme sexuel à Medellin m’avait fait gerber (au sens propre), autant la frustration et l’impression d’être pris pour une grosse merde parce que non Israélien (et beaucoup s’y sont trompé au début) m’a vraiment foutu en pétard. Comparé aux Suisses que je rencontrerai quelques jours plus tard, une hécatombe !

J’ai cherché la cause du pourquoi.

Ils s’avèrent qu’ils et elles font tous leur service militaire (3 ans !) et après cette longue période la « tradition » du moins je pense pour les plus thunés est de faire le tout de l’Amérique latine ou l’Asie. C’est comme un grand spring break communautaire. Le côté exceptionnellement radin en plus (et pourtant je me suis amélioré de ce côté-là) et irrespectueux pour les autres.

 

Bref après ça et suite aux multiples autres rencontres que j’ai faits par la suite, je ne peux plus les piffrer (ce qui ne m’empêchera pas d’accueillir mon pote Eyal à son retour du Pérou).

Please Fred, Samy ne vous offusquez pas, ces backpacker sont vraiment imbitables !

 

Dans ce contexte particulier et après une mine phénoménale avec des Colombiens du coin dont un éperdument amoureux d’Adeline, nous avons décidé de plier bagage pour une autre destination.

 

Cartagena des Indes, Cartagena la belle, l’une des plus fameuses villes coloniales d’Amérique Latine…et nous n’avons presque pas été déçus…

 

Advienne que pourra.

Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes
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Mardi 21 août 2007 2 21 /08 /Août /2007 14:39

Colombia-Putumayo-Province-Bus-1.jpg Du Cocuy, village maudit par nos soins sur 6 générations, nous souhaitions un peu de chaleur, un peu de tendresse ambiante pour nous reposer de nos mésaventures montagneuses.

Direction la côte Caraïbe et Santa Marta.

 

Plus facile à dire qu’à faire.

 

Je crois que nous avons en effet battu notre record d’escargot routier, 500 bornes en…30H.

Merci les services de bus.

En effet, plusieurs changements par ci et par là, pour finalement réussir à atteindre Bucaramanga d’où nous avons pu prendre un soi-disant direct pour Santa Marta.

 

Et là, tranquilles, alors que nous déjeunons dans une tienda typique et aussi peu ragoutante qu’hygiénique, le conducteur nous apprend qu’il faut prendre de la nourriture en plus et de l’eau.

Face à notre étonnement il nous annonce un bouchon.

Alors que la route est nickel et super fluide.

 

Nous demandons donc d’éviter le bouchon qui se trouve à plusieurs heures eu nord.

Vous croyez qu’il nous aurait écouté ? Ou les locaux qui lui ont indiqués une autre route ?

Non monsieur…

« je ne connais que cette route là alors les autres ne sont pas sûres. »

Ah oui ok ça c’est de l’argument.

 

Donc sous un soleil tropical de plomb nous avons cuisiné à feu doux devant des films pirates, qu’un enfoiré de vieux à couper à 15 minutes de la fin alors que tout le monde regardait sous prétexte je cite « oooah putain de film en anglais je parle espagnol alors je veux voir des films espagnols et pas des merdes américaines sous titrées et nah ».

Et il a coupé.

L’enflure.

Je ne saurai peut-être jamais la fin de « Déjà vu ».

Snif.

Visiblement illettré et surtout un bel enculé je l’ai lui aussi maudit sur 5 générations.

Ainsi que le gros porc juste derrière dont le ventre devait caché des quintuplés dont les allers retours aux chiottes devant nous, ont égayés ce voyages merveilleux…

 

Irascible ?

Oui on le devient facilement dans ce genre de situation.

 

Mais nous avons finalement réussi à arriver.

 

Le dos en miette, le taux de testostérone au maximum, et prêt à buter le premier Colombien chaud du string qui aurait la merveilleuse idée de me chatouiller la gâchette à baffe, nous sommes finalement arrivé dans une Santa Marta recouverte par les eaux, dans une pure vision déluge biblique.

 

Eh oui on est comme ça on se change pas.

 

Advienne que pourra.

Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes
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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /Août /2007 18:28

572244171-c33516aa54-m.jpg Il y a désormais presque trois mois nous avons eu l’idée avec Adeline d’aller faire un trekking dans le parc du Cocuy, situé à l’est de San Gil (je vous renvois à l’article) où se trouvent de magnifiques glaciers dans un des plus beaux parcs naturels de Colombie (et ils sont nombreux).

L’idée nous paraissait intéressante pour commencer nos vacances sur une note sportive mais comme vous allez vous en rendre compte, ce trekking s’est très vite transformé dans une des pires expériences de montagne que j’ai connue, d’où son tendre nom de « trekking de la mort ».

 

La route de la mort Colombienne

 

Pour nous rendre dans le village d’El Cocuy, nous avons eu la formidable chance de prendre un bus type européen, grand et élancé. Ce que nous ne savions pas, c’est que la « route », nous menant là bas disparaissait au profit d’un chemin serpenté bordé d’un ravin très peu attrayant. Heureusement pour nous la nuit aidant, nous arrivions de moins à distinguer cette fosse naturelle dans laquelle chaque virages tentaient de nous précipiter, si ce ne sont les camions citernes ou autres kamikazes de la route.

 

Un bon départ

 

Préparant nos affaires avec entrain avec notre guide Rodrigo, nous avons accumulé de quoi tenir 5 jours comme initialement prévu, ainsi que le matériel usuel de trekking avec nuit à -20°c. Le hic, c’est que nous étions sûrs avec Adeline (et le somme encore) que l’ensemble du matos devait être porté par des mules…

Grossière erreur qui nous a bien fait sentir son poids dès le premier jour de marche le lendemain matin.

Rien de traumatisant en soit.

Juste le temps de s’acclimater et d’installer le campement après 3-4 heures de marches et une petite visite dans une grotte décorée d’une cascade naturelle.

 

Nous avons planté notre camp dans un décor alienesque, par là j’entends parsemé de Fraijelones, plantes centenaires qui ne croissent que d’un cm par an, et dont les feuilles plus anciennes forme leur tronc marron et creux, à peine surmonté de quelques feuilles.

 

Après un déjeuner de fortune, nous entreprenons de visiter les lieux, mais nous passons la moitié du temps à essayer de ne pas perdre nos chaussures dans la boue marécageuse des champs de fraijelones.

L’eau est d’une pureté incroyable et c’est un délice que de boire à même la rivière.

Les contrastes sont sublimes et la couleur incroyable.

Jusque là nous espérions un séjour du même acabit…ce qu’hélas la force des choses ne nous à pas permit.

 

Le début des emmerdes

 

Après une nuit agitée à lutter avec Adeline pour arriver à s’endormir dans nos tentes sans se foutre des coups de pieds, nous avons l’incroyable plaisir de nous réveiller avec la douceur moite d’une petite pluie fraîche comme on les aime…mais qui n’a fait qu’empirer par la suite sans jamais s’arrêter.

A 4800m à ce moment là, nous avons marché à peu près 6h pour atteindre notre campement, seulement accompagnés de la pluie, du brouillard et des fraijelones.

Montant côté après côté nous avons passé les 3 premières heures à essayer de voir la cime qui chaque fois disparaissaient derrière une autre montée, et ainsi de suite. Escargots trempés avec des affaires qui commençaient à peser le double de leur poids, nous avancions, bêtes de somme de fortune, nous sommes par je ne sais quel miracle arrivé à notre campement, avec un moral miné comme c’est pas possible.

Nous avons donc dormi à plus de 5000m à environ 500m de glaciers impressionnant mais définitivement pas attirants à cette heure avancée.

Notre campement se résumait à une grotte naturelle, dans laquelle nous avons pu enfin nous protéger de la pluie et nous reposer.

La perspective de passer 4 autres jours ainsi ne nous a pas spécialement réjouis.

Difficilement séchés et mort de froid, c’est une autre difficile nuit que nous avons passé là-bas.

 

Quand y’en a plus y’en a encore ?

 

Un maigre soleil, à peine plus gai qu’un pinson mort, et voilà que la pluie reprend au matin au moment même où nous nous apprêtons à marcher.

Nous entamons une montée qui semble dictée plus par l’intuition du guide que par quelque autre indice d’orientation. Nous découvrons que sa « carte » n’est autre que la carte touristique basique qu’ils donnent à l’entrée du parc. Très stylisée et d’une qualité très très douteuse.

Nous passons sur des roches impraticables, trempés, avec nos sacs à dos, et l’ascension prend des tours d’escalade plus que de randonnées.

Nous glissons, Adeline se pette plusieurs fois la gueule, moi difficilement mieux, nous passons sous des cascades, au cas où il resterait une parcelle de vêtement sec sur nous, et notre guide ne nous attend quasiment jamais.

Crevé nous faisons une halte dans une caverne naturelle mais cette putain de pluie et le froid ambiant ne nous remonte pas plus le moral.

La seule chose qui me fait tenir à ce moment du trekking est de penser à revoir ma douce, me blottir contre elle, et tendrement m’endormir à ses côtés…et la certitude de la proximité de cet évènement.

Je me répète mentalement la scène indéfiniment jusqu’à arriver à une place coincée entre deux falaises, où sincèrement je commençais à ne plus sentir ma moitié inférieur.

C’est ici que notre cher Rodrigo nous indique le sommet d’une des falaises en nous disant que le campement est là haut.

La falaise fait foutrement penser à de l’ardoise glissante comme jamais avec aussi peu de prises qu’un couvercle de plat Tupperware.

Je crois ne jamais avoir eu envie de tuer quelqu’un là maintenant tout de suite (ou alors ça remonte à quelques années) seul soucis : on avait encore besoin de lui.

 

Nous négocions un retour anticipé.

Fatigué, mort, ayant chacun perdu un ou deux kilos en l’espace de trois jours, Adeline et moi on veut juste se casser.

Nous décidons donc d’écourter le trekking…

Mais vous pensez bien, qu’au lieu d’écourter le chemin du retour, Rodrigo ne fait qu’ajouter la distance que nous devions faire le lendemain.

 

Putain…

 

Nous revoilà donc reparti pour un périple soit disant facile, longeant des corniches plongeantes sur la vallée, glissant dans des ruisseaux exploseur de cheville, Adeline se vautrant méchamment et explosant la majeur partie de son pantalon qui de toute manière ne devait plus trop la protégée de grand-chose.

 

Nous apercevons à peine le fond de la vallée de retour lorsque nous nous rendons compte que nous avons perdu Adeline.

 

Voyant une maison en bas de la vallée, et ne nous voyant plus devant, elle avait essayé de couper. Chemin la menant direct sur un précipice.

 

Heureusement pour nous Rodrigo l’a retrouvé avant le grand saut.

 

Pour ma part j’attendais, à peu prêt une heure, sur mon caillou, trempé, luttant pour ne pas devenir fou à cause de la pluie qui ne cessait de marteler ma capuche depuis deux jours, et toujours pensant à la couette, la chaleur humaine et la tendresse d’un repos mérité.

 

Je crois que c’est à ce moment là que j’ai cessé de sentir le haut du corps et les douleurs dans les épaules, les reins et la gueule gelée à souhait.

Seuls mes genoux me suppliaient qu’on les achève, surtout le droit qui définitivement pose problème.

 

La fin ?

 

Tous réunis dans une grande famille de bras cassés, nous avons pu, quelques heures plus tard, arrivés sains et sauf à une ferme construite en fraijelones.

 

Réchauffé comme on pouvait par un feu de merde, et une bouffe bouillante à souhait, nous reprenions quelque peu des couleurs.

 

Hélas, de retour du dîner nous ne découvrons plus le portable d’Adeline qui était posé sur son lit fait d’un matelas rudimentaire et de couvertures d’alpaca.

Ce n’est pas la foule qui se presse dans cette cabane qui laisse penser à un voleur à la tire de métro. Nous décidons donc d’attendre le lendemain matin pour tout retourner, sans succès.

Nos soupçons se portent sur le beau-frère de la dueña, un petit vieux qui est le seul que toute cette histoire fait marrer.

 

Rodrigo livre un combat de diplomatie psychologique pour le faire avoir mais cela reste vain. Le vieux continue à se marrer et la dueña se décompose chaque fois plus, elle-même convaincue que c’est son beau-frère mais ne souhaitant pas pour autant porter une accusation direct.

 

Je me félicite d’avoir gardé mon appareil photo lors du dîner.

 

Après deux heures et de mi de Cluedo des montagnes, Rodrigo et Adeline de plus en plus de mauvais poil, partent chercher des bourriques pendant que je reste surveiller les affaires.

 

La mule est bien de retour mais eux non.

 

Il faut dire qu’à ce moment là il s’est remis à flotter, et cette fois juste pour mon petit plaisir personnel.

Tout se passe bien jusqu’à ce que le petit vieux et sa mule pette un plomb et quitte le chemin pour prendre un raccourci à travers les fraijelones, la boue, sautant, courant dans tous les sens.

 

S’en suit une course poursuite dans la brume pour ne pas les perdre, courant plus que marchant en pente libre, je lutte pour rattraper la mule qui définitivement a pêter un câble avec tous ses zigzags.

 

Au final la mule gagne.

Mon genou perd.

 

C’est donc définitivement achevé que nous rentrons à El Cocuy, dans une dodge 79 rouge ( me demandez pas pourquoi certains mystères sont trop opaques pour un myope), où nous nous engueulons avec les gardiens du parcs qui ne veulent pas reconnaître notre statut d’étudiant et veulent nous faire payer le tarif étranger (+300% du prix) pour finalement nous prendre pour des résidents mais pas étudiants…logique quoi.

 

Rodrigo aussi essaye de nous extorquer plus de thune alors que nous avons déjà payé cher ce séjour et raccourci sa durée globale, donc faut vraiment pas déconner.

 

Dans le speed, harcelés pour la thune et moitié mort, nous sautons dans le premier bus pour nous casser de ce village et de ce parc, à ce qui paraît super beau en été (Décembre, Janvier) et pluvieux à mourir le reste de l’année –détail caché par notre cher guide-.

 

Advienne que pourra

 
Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes - Communauté : Voyages
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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /Août /2007 16:07

retour.jpg Salut a tout le monde !

 
Oui je suis bien vivant et définitivement de retour a Bogota…

Pleins de souvenirs dans les malles, de photos à partager, et pas mal d’histoire à vous raconter…

Cela n’aura pas toujours été de tout repos mais j’espère vous faire partager ces instants passés avec le même plaisir qu’avant mon départ…

Laissez-moi juste le temps de trier tout ça et de sortir de ma caboche le meilleur.

Vous allez aussi avoir droit à une nouvelle rubrique que vous découvrirez sous peu…

En tout cas merci a ceux qui ont participé à ces aventures, les Guests stars dirons nous, à savoir par ordre d’apparition, Adeline, Paola, Christian et Marie…
Je vous embrasse fort.

Merci

 

Advienne qui lira

Par Jul H - Publié dans : Excursions Colombiennes
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